L’Europe tousse, la RUSSIE s’inquiète

Désormais, la chose est entendue, nous avons été et nous sommes toujours gouvernés par des politiciens qui auraient mieux fait de rester pour les uns avocats, pour les autres profs, enfin, tout sauf s’improviser gestionnaires de notre argent.

Lorsqu’on analyse objectivement les résultats de l’Union Européenne et plus particulièrement ceux de la FRANCE, on s’aperçoit très vite que c’est la catastrophe (celle-ci ayant été identifiée depuis de nombreuses années par tous les économistes mais balayée d’un revers de main par les politiciens, trop avides de pouvoir), la situation empire d’année en année pour creuser un goufre qui ne pourra JAMAIS être comblé.

Premier constat concernant la dette publique qui, souvenez-vous, d’après les critères de Maastricht, ne devait pas dépasser 60% du PIB (ou se rapprocher de ce seuil), la FRANCE en 2004 affichait 64,9%. Fin 2009, la gestion SARKOZY-FILLON résonne telle le glas avec un 77,9% sans appel.

Seconde observation en ce qui concerne le déficit des administrations publiques ne devait pas (toujours selon les critères de Maastricht) dépasser 3% du PIB. La FRANCE plonge en 1993 (sous Mitterrand) puis en 1995 (sous Chirac) et en 1997 (souvenez-vous, à cette époque du nom du Ministre de l’Economie et des Finances = Dominique Strauss-Kahn, ça ne s’invente pas) en 2003 (sous Chirac encore) nouvelle chute. Plus près de nous, en 2009, le déficit est de 7,9% et le prévisionnel pour cette année devrait passer la barre des 8% (voire celle des 9%), notre Ministre Christine Lagarde devrait avoir un peu plus de réserve, elle qui a fait toute sa carrière aux Etats-Unis, elle qui a co présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne, celle-là même qui a piloté un intense lobbying au profit de Lockheed Martin contre l’avionneur français Dassault. Une carrière qui fleure bon la compromission au profit d’une puissance étrangère.

Dans notre vie réelle, lorsqu’un patron de PME est incapable de gérer son entreprise, il est mis sous tutelle dans un premier temps puis lorsque la situation s’aggrave, il est alors INTERDIT DE GERER A VIE. Pourquoi les politiciens sont-ils de la sorte au-dessus de telles lois de bon sens ? Pourquoi les banques qui devraient stopper l’hémorragie continuent-elles à suivre ces régimes successifs (droite-gauche confondues) qui nous conduisent au désastre sans broncher, si elles étaient aussi indépendantes du pouvoir qu’on voudrait nous faire croire ?

Au lieu de cela, les hommes (et femmes) politiques continuent à nous donner des leçons de morale et de gestion, c’est un comble et un scandale permanents.

Les yeux dans les yeux et la main sur le coeur, ils nous assurent que l’âge légal de la retraite ne devrait pas changer (en période électorale), alors qu’à l’analyse tous les pays européens en dehors de la GRECE (sic) et la FRANCE ont opté pour 65 ans pour le hommes et 60 pour les femmes. Comment expliquer alors que la RUSSIE s’en sorte mieux ?

Et puis, récemment, sans concertation, le couperet tombe, ce sera 65 ans, avec quelques aménagements pour les fonctionnaires cependant (ils auraient une vie plus dure que celle des employés du secteur privé ?)

Les Etats-Unis (notre mètre-étalon) affichent fièrement  un record de 66 ans (et un glissement vers 67 ans), pas de quoi pavoiser.

L’idéologie libérale qui nous dirige depuis les années 70 est un véritable fiasco, il est très intéressant d’assister ces dernières semaines au scénario hollywoodien qu’on nous sert en voyant le FMI venir à la rescousse des européens. Ce Fonds Monétaire International dirigé par le talentueux (comme nous l’avons vu plus haut) DSK, celui là même qui brille par un atlantisme forcené (il fut recruté par Condoleeza Rice pour donner la bonne parole aux étudiants de Stanford), ce proche de Lionel Jospin qui préconisait en qualité de Ministre des Finances une baisse du taux supérieur de l’impôt sur le revenu au profit des très hauts revenus, il défendait également une défiscalisation sans limite des stock-options et voulait accélerer la privatisation du secteur public, candidat appuyé vigoureusement par notre Président (c’est normal, ils jouent dans la même cour) ce sauveur providentiel de l’UE en danger se dit « admiratif de l’extrême rigueur choisie par le gouvernement Papandréou », nous en reparlerons. 

Un rapide retour en arrière, nous montre que le FMI créé il y a 64 ans est régit par une sacro sainte règle non écrite qui prévoit que sa direction soit assurée par un européen de l’Ouest et la présidence de la banque mondiale par un citoyen des Etats-Unis. Les statuts du FMI prévoient une minorité de blocage de 15% des voix, or, les Etats-Unis disposent à eux seuls de plus de 17%, le décor est planté.

En 1997, les seuls pays émergents qui ont échappé à la crise financière du Sud Est asiatique sont ceux qui ont refusé les remèdes préconisés alors par le FMI (Chine et Malaisie).

En Janvier 1998, à Davos, Jeffrey Sachs (professeur d’économie à Harvard) avait démontré que la monnaie de chacun des pays touchés (Thaïlande, Corée du Sud et Indonésie) s’était effondrée non pas avant, mais après l’intervention du FMI.

Peut-on avoir confiance dans cette organisation ultra libérale atlantiste qui est à l’origine de tant de catastrophes et de chaos (en n’oubliant pas, bien évidemment, la récession dramatique connue par la Russie en 1998) ?

La situation de l’Union Européenne est désespérée, la Grèce a bénéficié de prêts somptuaires alors que, depuis plus de deux ans, ce pays est régulièrement tancé par Bruxelles quant à son train de vie (augmentation, entre autres,  chaque année des salaires des fonctionnaires de 7%). Les petites voix qui s’élèvent ça et là pour évoquer le rééchelonnement de cette dette sont vite masquées par le tonitruant fracas médiatique, ce rééchelonnement c’est tout bonnement le moratoire, le non paiement de cet argent prêté par nous en l’occurence. Qui sera responsable, Monsieur Stauss Kahn ? . Les autres pays qui ont déjà pris leur billet sont le Portugal, l’Espagne, l’Italie et pas trop loin la France, des perspectives peu engageantes pour les marchés boursiers si prompts à liquider les branches mortes.

La Russie qui a des relations économiques fortes (notamment énergénique) avec l’Union Européenne s’inquiète. Elle s’est naturellement rapprochée de l’Allemagne pour étudier très sérieusement un scénario catastrophe pour le cas où le château de carte s’écroulerait. Une Europe du Nord forte est plus rassurante (Allemagne, Autriche, Hollande, Pologne) et le Kremlin ne s’y est pas trompé puisqu’à ce jour le liens avec ces quatre pays se renforcent.

Verrons-nous bientôt un éclatement de cette Union Européenne que bon nombre d’entre nous n’ont jamais voulu ?

En attendant, nos amis russes, face au KO américain sur l’échiquier international, multiplient les rapprochements avec de nombreux pays, dernière en date, la nouvelle troïka Iran-Syrie-Turquie . Nous pensons qu’un tel regroupement ne peux être que bénéfique pour la Paix au Proche-Orient. Cerise sur la gâteau, il vient couper l’herbe sous le pied des atlantistes, Nicolas Sarkozy en tête qui rêvaitent benoîtement de faire de l’arc Méditerranéen une Union Européenne bis (ce qui aurait permis ainsi à Israël de jouer dans la cour des grands).

Ces bouleversements géopolitiques sont porteurs d’espoir pour la Russie, un peu moins pour les futures relations franco-russes …

André CHANCLU 20081121110333(9)

Satisfecit pour la RUSSIE, pays le moins pollueur du monde

Amérique pollutionDu 10 au 18 décembre prochains se tiendra à Copenhague au Danemark un rassemblement international sans précédent. Son objectif : mettre toutes les nations sur la voie de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Même s’il paraît désormais clair qu’il n’y aura pas, en décembre, d’accord sur un objectif chiffré, les gouvernements devraient s’entendre sur la nécessité de se lancer et mettre au point un nouveau calendrier de discussions. Le fil d’Ariane de ce rassemblement est le protocole de Kyoto, engagement pris par les grandes puissances industrielles dans le but de limiter le réchauffement climatique, engagement jusqu’à 2012, le sommet de Copenhague doit fixer de nouveaux objectifs pour 2020 et 2050.

Or, à l’étude des premiers résultats des engagements de chacun que constate-t-on ?

Les mauvais élèves, ou plutôt ceux qui ont une fâcheuse tendance à mépriser le reste du monde : La Chine arrive largement en tête, puisqu’ elle se trouve au delà de 170,6 % de ses engagements, en seconde position  Le Moyen Orient (+136%) puis l’Inde (+124,7%),  le Brésil (+79,8%), l’Afrique (+61,5%), l’Espagne (+53,5%), le Canada (+26,2%) et les Etats-Unis (+16,8%) ….

Il est à signaler afin de mieux analyser ces chiffres que les deux plus grands pollueurs du monde (ceux qui émettent les plus de gaz à effet de serre) sont La CHINE (6,01 milliards de tonnes équivalent C0² pour 2007) et les ETATS-UNIS (5,77) . Lorsqu’on assiste à l’explosion industrielle chinoise non maîtrisée, il y a de quoi s’inquiéter. Les US ont bien négocié leurs engagements dans le cadre de Kyoto puisqu’ils restent toujours extrêmement pollueurs malgré des résultats mitigés quant à leurs engagements.

Les analystes de tous poils scrutent donc ces pays qui n’arrivent pas à juguler leurs émissions polluantes, qu’en est-il des « bons élèves » ?

Trois pays sortent largement du lot puisqu’ils ont non seulement atteints leurs objectifs et  ils ont réussi à obtenir des résultats en deçà. Le Royaume Uni en troisième place obtient un excellent -17,3%, vient ensuite l’Allemagne avec -21,3% et largement en tête  la RUSSIE avec -33,9%. Nous sommes une nouvelle fois dans la logique du silence de nos médias qui ne disent mot sur cet excellent résultat de nos Amis. Les Chinois et les Américains devraient plutôt voir comment les Russes s’organisent pour polluer moins notre planète.

Il est intéressant aussi de constater que malgré son immense superficie, la Russie n’émet que 1,59 milliards de tonnes équivalent CO² pour 2007, alors que  la Communauté Européenne émet  3,93 milliards de tonnes, pas de quoi pavoiser Monsieur BORLOO.

Nous souhaiterions que, pour une fois, la Communauté Internationales relève ce fait palpable et mesurable pour délivrer un satisfecit à la RUSSIE qui oeuvre de manière continue pour que notre planète soit respirable .