Le peuple ukrainien vient de se libérer de cinq années de carcan qui l’ont conduit à une situation délicate, cette grande victoire électorale sonne le glas des tentations interventionnistes des Etats-Unis dans cette partie du monde par le biais des multiples réseaux destinés à fomenter les coups d’état lorsque les régimes sont jugés gênants par Washington.
Ces révolutions de couleurs initiées dans les années 80 par Reagan, financées intégralement par les Etats-Unis se désagrègent les une après les autres.
Cependant, cette grande victoire pour la liberté du peuple ukrainien à décider de son sort ne doit pas nous occulter une terrible réalité.
L’Amérique, malgré les dernière déclarations d’Hilary CLINTON, n’est pas prête à jeter l’éponge.
Depuis vingt ans, les Etats-Unis et l’OTAN ont militarisé l’EUROPE à un niveau sans précédent.
Une série de nouvelles alarmantes, passées largement sous silence par nos médias complices, est tombée depuis ce début d’année 2010:
Tout d’abord, SAAKACHVILI, le président ultra atlantiste de Géorgie, malgré la cuisante déculottée que lui a infligée la Russie en Août 2008, n’a cessé de se réarmer, la menace est permanente, le spectre d’un nouveau génocide se profile de nouveau à l’horizon pour le peuple ossète (à l’image de ce KOSOVO meurtri par les frappes américaines, écarté de son berceau par la force et totalement oublié des gouvernements occidentaux). Par ailleurs, en février le FBI a mis la main sur un vaste réseau de vente de munitions (cartouches M855) qui ont été vendues en 2008 à la Géorgie moyennant de solides marges (+ de 800000 dollars US), cette petite entreprise était dirigée par quatre israéliens (Ofer Paz, Israel Weisler, Haim Guerry et Yochanan Cohen) qui sont actuellement sous les verrous. Cette « découverte » du FBI montre une nouvelle fois les multiples réseaux qu’entretient SAAKACHVILI aux Etats-Unis et en Israël afin de lui fournir toutes les armes qu’il veut et surtout que le financement dont il bénéficie est sans limite. Tout récemment, les assoces françaises : CUD (Collectif Urgence Darfour), SOS Racisme et l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) se sont rendues coupables de collusion délibérée avec le gouvernement géorgien en se rendant à Tbilissi à l’appel de l’association Coalition for Justice pour demander le retrait des troupes russes de cette région du Caucase, rien que ça. Leur manifestation minable n’a regroupé qu’une vingtaine de personnes, ce qui prouve une nouvelle fois que les géorgiens n’ont jamais adhéré aux frasques bellicistes de leur Président . Ces organisations sont financées en partie par des subventions de l’état français, donc avec nos impôts (la Cour des Comptes jugera factuellement si ces interventions dans un pays étranger sont bien conformes à leur but officiel)
Ensuite, en Pologne, l’administration OBAMA, foulant au pied les engagements pris, a annoncé récemment qu’une batterie de missiles balistiques Patriot serait installée, à une demie heure à peine de la frontière russe.
Puis, en février, le compteur s’emballe:
Le 4, le Président roumain déclare avoir donné son accord pour l’installation de missiles américains sur son territoire.
Le 10, la presse tchèque confirme que le gouvernement est en discussion pour accueillir un Centre de commandement destiné à coordonner le plan de défense antimissile américain.
Enfin le 12, le Premier Ministre bulgare Boiko BORISOV révèle que les Etats-Unis entameront très bientôt des pourparlers afin de décider des différentes modalités d’installation de missiles dans le cadre de frappes potentielles en Mer Noire.
La GEORGIE, La POLOGNE, La BULGARIE, La TCHEQUIE, La ROUMANIE ….
Le cordon sanitaire séparant l’Europe de la Russie se renforce, sous le prétexte fallacieux d’une hypothétique attaque iranienne, miroir aux alouettes destiné aux gogos d’Europe occidentale. L’Oncle SAM place ses troupes et son armement tactique à nos portes, le silence de l’Union Européenne face à ce déferlement d’armada en dit long sur cette subordination.
Récemment, le Président moldave Vladimir VORONIN s’en est ému en évoquant un climat de nouvelle guerre froide qui s’instaure peu à peu en Europe de l’Est.
La marche en avant des « va-t-en-guerre » du Pentagone s’intensifie, cette fois-ci, ce n’est pas à des milliers de kilomètres de nos foyers, non, c’est là, près de chez nous, à nos portes.
Le danger est patent.
Au moment où renaissent des signes forts de rapprochements entre les diverses nations d’Europe et la Russie, à l’heure où la France, membre du Commandement intégré de l’OTAN, s’apprête à vendre un des fleurons de sa flotte militaire, le porte hélicoptère MISTRAL, au moment où l’on assiste à un renouveau sensible de cet axe Paris-Berlin-Moscou (+Rome) initié dans les années 2003-2005 par VVPOUTINE, l’Amérique craint que sa mainmise longuement élaborée ne s’effondre comme un château de cartes.
Une contre attaque atlantiste sans précédent s’organise, l’administration OBAMA pour répondre à ces marques d’amitié qui s’affichent ouvertement avec les trois grands pays d’Europe est prête au pire, c’est pour les Etats-Unis une question cruciale sous peine d’isolement international insupportable et dangereux. En plus du déploiement militaire, il faut s’attendre, dans les mois qui viennent à ce que les associations pro américaines commencent à se distinguer (comme nous l’avons vu en Géorgie) et mettent les bouchées doubles en faisant de la russophobie à tous les niveaux.
Le Président MEDVEDEV ne s’y est pas trompé, lors de la récente approbation de la nouvelle doctrine militaire le 5 février. Il a, en effet, mis l’accent sur le péril que représente l’OTAN aujourd’hui et la retranscription exacte de ses termes est :
« menaces extérieures principales de guerre »
Cette menace se précise, la Russie est le pays avec lequel nous devons nous allier, qui doit être le maillon fort de notre politique de développement économique et culturel, la Russie est notre voisin stratégique, notre ami historique, notre partenaire énergétique, sûrement pas notre concurrent ou bien notre adversaire.
Ne nous laissons pas entraîner dans les tourbillons dévastateurs de ceux qui Outre Atlantique, prônent un monde unipolaire belliqueux peuplé de vassaux dont nous faisons partie depuis 1945.
Restons vigilants et surtout restons libres de nos choix stratégiques ainsi nous éviterons le pire.
Pour nous joindre : lecollectiffrancerussie@gmail.com
Après cinq ans de pouvoir, Viktor IOUTCHENKO sort affaibli, son bilan est catastrophique, la dette est abyssale. Cet homme peu charismatique n’a jamais réussi à faire l’union autour de lui, ses chances sont extrêmement faibles. Pourtant, les Etats-Unis avait misé sur lui, il était sous l’influence directe de sa femme Kateryna CHUMACHENKO IOUTCHENKO, américaine d’origine ukrainienne née à CHICAGO qui avait occupé auparavant des postes à la Maison Blanche (sous REAGAN) ainsi qu’au Département d’Etatet au Trésor, de plus elle avait été agent de liaison pour différents groupes anti soviétiques financés par la CIA. Elle avait siégé au Conseil d’administartion du célèbre think tank américain NAI (New Atlantic Initiative), organisme néoconservateur particulièrement actif sur les dossiers liés au pipe line Bakou Tbilissi Ceyhan. Le Directeur du Conseil de surveillance internationale de cette officine n’était autre que Henry KISSINGER assité par Bruce JACKSON (ancien patron de l’avionneur militaire américain LOCKEED MARTIN) et, cerise sur le gâteau : Donald RUMSFELD. Tout ce petit monde bien évidemment militait pour l’élargissement de l’OTAN dans cette zone prioritaire qu’est l’UKRAINE, dans la stratégie d’encerclement de la RUSSIE. De nombreux sponsors avaient pourtant cru dans les chances de Viktor IOUTCHENKO, à commencer par le sulfureux oligarque israélo russe BEREZOVSKY qui a dépensé sans compter, le putsch qui a mis au pouvoir IOUTCHENKO avait été largement téléguidé par le Mouvement OTPOR (Résistance) celui là même qui avait poussé Slobodan MILOSEVIC au départ, cette organisation financée par la CIA au travers de l’IRI (International Republican Institute) dont la vocation officielle est : « la création et l’aide de partis politiques et de mouvements associatifs », dont les ramifications sont nombreuses (Freedom House, Radio Netherland Worldwide, American Comitee for Peace in the Caucasus), l’admistration BUSH avait quant à elle mis la main au portefeuille en injectant 65 Millions de dollars pour aider le candidat IOUTCHENKO. Le flop est retentissant de ce que les médias occidentaux complices avaient appelé à l’époque la Révolution Orange, sa colistière Ioulia TYMOCHENKO est un chat retombant sur ses pieds, personnage particulièrement atypique, dès 1990 elle était déjà une femme d’affaires , avec son mari et son beau père, elle crée une société pour le négoce du pétrole (KORPORATSIA UKRAINSKII BENZIN). A partir de 1995, cette entreprise s’oriente vers le gaz et devient UESU, en 1997 l’entreprise réalise un CA de 4 Milliards de dollars US et contrôle un quart de l’économie ukrainienne. Ioulia devient dès cette époque pour les ukrainiens « la princesse du gaz ».En 1996, elle se lance en politique en se faisant élire député de la circonscription de Bobrinetsk avec 92% des voix. Durant l’été 1997 rien ne va plus, la société UESU est poursuivie pour fraude fiscale à grande échelle et la dette à l’égard de ses partenaires russe se monte à 300 Millions de dollars. Voyant que le vent commence à tourner, Ioulia la rusée fonde le parti GROMADA et mène au Parlement une lutte acharnée contre la corruption (ben voyons !) . Son mentor Pavel LAZARENKO quant à lui est en fuite aux Etats-Unis (il est poursuivi par la justice ukrainienne pour blanchiement d’argent et détournement de millions du budget de l’Etat pour approvisionner son compte en Suisse). Fin 1999, elle rentre au gouvernement pour occuper le poste de Vice-Ministre de l’Energie (les balles de la justice ukrainienne ont sifflé à ses oreilles sans l’atteindre).
Le président d’ABKHAZIE a été largement réélu dès le premier tour des élections qui se sont déroulées le week end dernier.